Il est évident que la proximité de la cité de Vasio, la voie antique entre Vasio et Carpentoracte, la présence des carrières de pierre de Beaumont ont eu pour conséquence l'installation de villas gallo-romaines sur Malaucène.
A part, les deux voies romaines signalées en accroche, le vestige le plus important, aujourd'hui pratiquement invisible est l'aqueduc qui conduisait l'eau du Groseau à Vasio (voir la fiche spécifique).
Les traces d'espoirs de villa gallo-romaines ou de bâtiments de l’administration sont pourtant importantes.
- Au col de Saint-Michel, au pied de l'oppidum de Clairier, il pourrait bien y avoir eu un bâtiment militaire et un temple. Ce qui est certain c'est que de nombreux débris d'urnes funéraires ont été trouvé dans un champ en contrebas de l'oratoire de Saint-Michel. Quelques assiettes sigillées avaient été présentées lors de l'exposition archéologique de 1974, mais nous n'avons conservé aucune photo.
Des débris de poteries sont particulièrement denses dans le Plan de Laval (au bord de la voie romaine), du côté de Saint-Sébastien et au Gros Noyer. Mais, si on cherche bien, il y en a pratiquement de partout. Ce qui sous-entend une large occupation de notre territoire.
Le quartier des Plaines, est également fertiles en urnes funéraires qui sont soulevées lors de travaux agricoles profonds. Cette présence est attestée aussi bien au nord qu'au sud de ce quartier.
Les passionnés pourront bien évidemment consulter la somme de Michel Provos et Joël-Claude Meffre, intitulée Vaison et ses campagnes et publiée dans la collection "Crate archéologique de la Gaule.
Dans les bibliothèques spécialisées, on trouvera aussi facilement les deux ouvrages de l'un des frères Saurel qui après la publication de la belle Histoire de Malaucène, à la fin du XIXe siècle, voulu prouver que l'emplacement d'Aeria, était précisément à Clairier.
Pour étayer son argumentation, il cite toutes les trouvailles gallo-romaines faites au cours des XVIIIe et XIXe siècles et la liste est longue !